domingo chavez
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20/03/10, 11:07
(Modifié par domingo chavez
le 20/03/10, 11:20)
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC (Compte-rendus rencontres)

Voici le CR de notre visite de la manufacture Audemars-Piguet au Brassus, en plein cœur du Jura Suisse, dans la vallée de Joux.

Daytona au poignet, paré au départ à 6h00.

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La Vallée de Joux est une sorte de Combe située à 1000 m d'altitude.

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Arrivée à 9h15, première vue de l'ancien bâtiment de production qui ne date pourtant que de 2002.

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L'ensemble des éléments décoratifs reprend les codes de la Royal Oak, modèle emblématique de la maison.

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Après le traditionnel café d'accueil, on attaque la visite du musée AP sous la houlette de Mr "Hospitalité" chez AP.

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Certains sont venus à Strasbourg avec leur saucisse...

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On pouvait voir quelques anciennes machines utilisées dans l'horlogerie.

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Le musée se situe dans le bâtiment historique de la manufacture. Au fil du temps, les bâtiments voisins ont été rachetés/agrandis.

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La montre bracelet automatique la plus fine du monde (calibre JLC920/AP2120) à sa sortie.

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Dans le bâtiment du musée, on procède encore à l'assemblage des tourbillons.

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Un tourbillon à spiral cylindrique.

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La présentation des modèles passés est très largement tournée vers la Royal Oak.

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520 g d'or jaune

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Une dédicace de celui à qui AP doit tant : Mr Genta.

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Différentes déclinaisons de la RO.

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La plus belle de toute, la première, avec son calibre AP2121. Sa finesse reste inégalée à ce jour parmi les montres de sport.

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La RO Concept, tourbillon capable d'encaisser 5000 g.

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12h15, pause déjeuner à l'hôtel-restaurant attenant, appartenant à la manufacture.

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14h00, le gros morceau : la visite tant attendue du nouveau bâtiment de production, la Manufacture des Forges, inauguré en 2008.

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Le cadre est assez idyllique, du moins quand il ne fait pas - 30°C.

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La petite troupe prête à suivre Mr Gühl (deuxième en partant de la gauche).

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L'ensemble du bâtiment a été construit selon la norme Minergie (faible consommation énergétique, pas de climatisation, pas de solvants organiques dans les peintures et colles, etc...).

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Tiens, visiblement le Chat cherche une RO tombée dans le ruisseau.

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La visite débute par l'atelier de fabrication des pièces en carbone forgé. Le processus étant ultra-secret, nous n'avons pas eu le droit de prendre de photo. Le principe consiste à faire fondre des fils de carbone-polyamide à 250°C dans un moule sous pression.

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On poursuit avec la zone de traitement des platines et des ponts. Ici le bouchonnage.

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Une possible re-conversion ?

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Un anglage machine.

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Les différentes décorations effectuées.

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La machine à enchasser les rubis.

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Depuis peu, AP fabrique en partie ses cadrans. Ici, une machine grave une plaque de laiton pour lui donner le façon rendu "clou de Paris" si typique de la Royal Oak. La plaque de laiton gravée est ensuite confiée à un cadranier externe qui va appliquer la couleur et les index.

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Le principe : un palpeur (à gauche) va lire le motif agrandi sur un disque recouvert de clous de Paris et le reproduire en plus petit sur le plaque de laiton (le futur cadran) grâce à un tout petit biseau solidaire du palpeur.

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Le modèle et le palpeur.

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Le cadran et le biseau.

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Le résultat.

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Le résultat final.

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Le contrôle de l'étanchéité.

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Après avoir enfilé blouse et sur-chaussure, nous pénétrons dans l'atelier de finition et d'assemblage. Ici une stagiaire travaille sur le fameux rotor squeletté du calibre AP 2121.

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Au lieu des traditionnelles lettres A et P, on peut aussi demander ses initiales.

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Une platine squelettée.

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La vue sur le Jura.

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Un module à QP et PDL.

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Un modèle compliqué terminé, prêt à être expédier à Paris. On notera l'indication de l'EDT centrée sur l'heure du zénith solaire à la longitude de Paris (12h35).

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La visite se termine par une présentation et un essayages des différents des modèles de la collection.

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Le clou de l'essayage pour moi, celle que j'adore entre toutes, la Royal Oak Jumbo. Un jour elle sera mienne.

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Le calibre AP2121 avec son fameux rotor squeletté (ici aux initiales d'AP).

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Comme sur le premier modèle, le botier est bien de type monobloc.

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La Jumbo formerait un beau duo de cadran blanc avec ma Dayto.

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Même tac succombe à son charme.

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On en a aussi profité pour voir les montres des uns et des autres. Une petite photo pour montrer la différente de teinte du boitier entre une classique Dayto acier et une plus rare Dayto or blanc à cadran météorite.

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Une belle horloge de bureau, mécanique s'il vous plait.

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Et ça passe !

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17h00, il est temps de rentrer. La vallée de Joux recèle entre bien d'autres manufactures à visiter.

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Le jour décline peu à peu sur la vallée et le lac de Joux.

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Mille mercis à ceux qui nous ont gentiment reçus, toujours avec humour et sans langue de bois. Merci à Nicolas (jcduss) pour avoir organisé cette visite et à tac pour avoir corrigé et complété les propos de nos guides. Incontestablement, AP se rapproche au maximum de l'idée que je me fais d'une manufacture horlogère.

J D

20/03/10, 11:16

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Merci beaucoup pour ce CR.

Ma 15202 :

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Non, pas la trempette !

manu
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Alsace,
20/03/10, 11:47

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Un beau compte-rendu d'une belle journée passée chez AP,
un accueil sympathique et professionnel, une grande transparence sur les process de fabrication et les technologies employées.
Et l'occasion toujours plaisante de mettre des têtes sur des pseudos.

Nicolas, ... Paris c'est 12h50 (12h35 c'est le Brassus)

A bientôt !

manu.

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"no sport" - Winston Churchill.

ddd
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20/03/10, 11:52

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

très sympa ce reportage!!!
J'ai raté quelque chose. J'ai aussi vendue ma royal oak, mais j'y reviendrai...
Cdlt.

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Le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants... (Renaud)

autrichongris
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20/03/10, 12:12

@ domingo chavez
 

Franchement...

» Voici le CR de notre visite de la manufacture Audemars-Piguet au Brassus,
» en plein cœur du Jura Suisse, dans la vallée de Joux.
»
» Daytona au poignet, paré au départ à 6h00.
»
» [image]
»


.... Pour aller chez AP.... T'aurais pu mettre un pull en cachemire ! :lol3:

Superbe ton reportage, merci à toi !

Ah, on a de sacrés fêlés dans la succursale alsacienne de chronomania :cool: . Autrichon, life member.

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Je déteste deux choses: l'analyse et le pouvoir. Sviatoslav Richter

manu
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Alsace,
20/03/10, 12:57

@ autrichongris
 

Franchement...

Salut Autrichon,

J'ai même pensé à toi, lors de la présentation des modèles, mais malheureusement, celle-ci était alors indisponible ...

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manu.

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"no sport" - Winston Churchill.

foversta
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Page d'accueilParis,
21/03/10, 12:05

@ manu
 

ROO Diver

Tiens, j'ai fait cette présentation de la Diver:

La Royal Oak Offshore Diver est une nouveauté du SIHH2010. Elle officialise l'arrivée de façon permanente d'une montre de plongée dans la collection, les différentes versions de la Scuba étant des éditions limitées boutique.

La Diver reprend évidemment les codes esthétiques de la ROO tout en les adaptant au contexte d'une montre de plongée:

* l'échelle de plongée est définie par un réhaut tournant interne dont la rotation unidirectionnelle s'effectue par le bais d'une couronne à 10 heures
* la lisibilité des aiguilles et des index, de la trotteuse et des indications du réhaut a été optimisée et afin d'assurer un bon contraste, le motif du cadran est le "Méga Tapisserie" noir
* le fond et le verre ont été épaissis
* le mouvement est inséré dans un coffre-fort anti-magnétique
* la boucle ardillon a été agrandie

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Vous noterez ainsi la forme particulière de l'aiguille des heures aux deux bandes latérales supplémentaires de dépôt luminescent corrigeant en cela un reproche fait à la Scuba: la faible différence entre l'aiguille des heures et des minutes.

Ces spécificités techniques, qui traduisent le soin apporté à sa conception, conduisent à une étanchéité de 300 mètres, certes bien suffisante, mais totalement en retrait par rapport à des performances présentées par la concurrence. Cependant, et c'est en cela que cette montre est intéressante, son grand atout n'est pas d'afficher l'étanchéité la plus impressionnante du marché mais d'être une des montres de plongée en acier les plus luxueuses du marché.

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La finition apportée aux éléments est ainsi excellente: les index et les aiguilles en or gris sont facettés, le boîtier en acier inoxydable (d'un diamètre de 42mm et d'une épaisseur de 13,75mm) alterne est tantôt poli, tantôt satiné, le motif du cadran donne du relief, les huit vis hexagonales sont bien entendu polies.

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Dans ce contexte de raffinement, AP a choisi d'utiliser son calibre automatique maison, le 3120 en lieu et place du 2325 utilisé pour la Scuba. La montre profite donc de toutes les caractéristiques du 3120:

* une fréquence de 3hz
* le stop-secondes
* la réserve de marche de 60 heures
* le réglage du balancier par les masselottes
* le pont du balancier traversant fixé de part et d'autre de la platine
* un rotor en or et une qualité de finition technique et décorative irréprochable

Ce calibre n'est cependant pas visible, le fond du boîtier étant plein ce qui est totalement logique compte tenu de la vocation de la montre.

Grâce à la boucle ardillon agrandie et à la qualité du bracelet caoutchouc, la montre se positionne bien sur le poignet ce qui est important compte tenu de son poids.

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Légèrement plus ramassée que la Scuba, la Diver m'a convaincu par la qualité de son exécution et par l'utilisation du calibre 3120. Je la trouve d'ailleurs bien plus belle que sa devancière. Maintenant, elle devra être testée dans un contexte aquatique avec toutes les contraintes qui s'en suivent pour juger si elle constitue une belle référence en tant que montre de plongée. Pour ceux qui recherchent une montre sportive et raffinée sans forcément se préoccuper de ses performances spécifiques de plongeuse, cette Diver constitue un très bon choix et traduit tout le savoir-faire d'Audemars Piguet dans ce domaine.

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Fr.Xavier

autrichongris
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22/03/10, 14:43

@ foversta
 

ROO Diver

C'est bien simple, je suis immédiatement volontaire pour la tester, sur et sous l'eau !

Une idée du prix boutique ? Histoire d'estimer le nombre de tocantes à mettre sur le CDA :lol3:


Faut jamais dire jamais aux montres à lunette interne... Et c'est autrichon qui vous le dit :yes:

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Je déteste deux choses: l'analyse et le pouvoir. Sviatoslav Richter

domingo chavez
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20/03/10, 19:24

@ autrichongris
 

Franchement...

Il est en cachemire !

Invité.

20/03/10, 13:04

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Merci pour ce reportage...
Aucune Off shore photgraphiée, je crois, et ça me va bien. La Jumbo me suffit :lol:
Cdt

manu
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Alsace,
20/03/10, 13:18

@ Invité.
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

» Merci pour ce reportage...
» Aucune Off shore photgraphiée, je crois, et ça me va bien. La Jumbo me
» suffit :lol:
» Cdt

Effectivement, mais nos hôtes nous ont cependant bien confirmé que la ligne Offshore représentait plus de volume et de CA que la ligne RO.

Ce qui confirme (s'il était encore besoin) que nous (les forums) ne sommes pas le reflet du marché.

manu.

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"no sport" - Winston Churchill.

tactac

près de montpellier,
20/03/10, 14:04

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

une AP, ultrafine:
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pour juger de sa finesse:
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son mouvement:crédit photo inscrit )
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si prendre son temps pour faire ce que l'on aime est un luxe, alors je suis comblé

Pat971

Guadeloupe,
20/03/10, 17:02

@ domingo chavez
 

Yesss!

Génial! Merci de ce superbe reportage.

J'adore les visites de manufacture!!

20'age

Région parisienne,
20/03/10, 17:38

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Merci pour ce reportage très sympa à lire

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La passion est le moteur de la création

jcduss
[image]
lugdunum,
20/03/10, 23:12

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

bonsoir,

Merci Manu pour ce reportage plein d'esprit...comme me l'a dit mon amie d'AP, je fais figure de cancre dans l'équipe de chronomaniaque lachée dans la nature...je pensais être un peu atteint mais vous êtes des sacrés spécimen de l'érudition et de la passion horlogère !! J'en profite pour passer un grand merci à Audrey et à Mr Golay pour nous avoir permis de passer cette très bonne journée !! Moi qui suis un fan de l'offshore ( en plus du kaspa ), j'ai eu un grand moment de solitude devant ses multis modèles...enfin, la SAFARI suffirait à mon bonheur :lol2: bref, c'était très sympa et la journée ensoleillée dans ce coin de nature n'a que fait à rajouter de la joie à tout ça !! bye

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JC DUSS

manu
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Alsace,
21/03/10, 08:37

@ jcduss
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Encore merci à toi d'avoir pris l'initiative de cette visite.
Pour le reportage et compte-rendu, c'est domingo chavez qui en est l'auteur.
Je n'ai pas pris de photos, ... juste ouvert les yeux :surprised:

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"no sport" - Winston Churchill.

jcduss
[image]
lugdunum,
21/03/10, 09:35

@ manu
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

arrggh, mon fichier excel matriciel de correspondance pseudo/nom/prenom/sobriquet a dérapé !! Merci nico ( comme moi, j'aurais du m en souvenir :lol2: )

---
JC DUSS

birdy1962
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Lausanne, Suisse,
21/03/10, 11:44

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

merci pour ce sympa CR !
instructif et donne l'envie d'y aller !
as-tu, par hasard, la ref de la montre que tu portes en fin de CR ?
RO jumbo, je trouve pas sur le site AP!


salutations

---
Si toutes les femmes étaient fidèles, il n'y aurais pas d'hommes infidèles !

manu
[image]
Alsace,
21/03/10, 12:57

@ birdy1962
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

» merci pour ce sympa CR !
» instructif et donne l'envie d'y aller !
» as-tu, par hasard, la ref de la montre que tu portes en fin de CR ?
» RO jumbo, je trouve pas sur le site AP!

la "jumbo" porte la référence 15202.

---
"no sport" - Winston Churchill.

foversta
[image]
Page d'accueilParis,
21/03/10, 12:05

@ domingo chavez
 

Merci pour le compte-rendu !

Ce fut un plaisir de le lire.

:ok:

---
Fr.Xavier

zeppelin
[image]
entre paris et macao,
21/03/10, 13:25

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

quelles que photos de plus

La gare du Brassus
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direction la manufacture
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vue de la manufacture expliquer par Mr Golay

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règlement intérieur de la manufacture en 1918

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de bien belles pièces avec complications

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la fabuleuse star wheel
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ce fut une très belle journée pour moi est qui ma permis de faire la connaissance avec les membres de chronomania

un grande merci également a l ensemble du personnel de chez Audemars Piguet .

---
je suis l'ami du riche et du pauvre si ils sont vertueux
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Aime ton semblable et tends lui une main secourable

jclaude
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Lyon - France,
21/03/10, 23:21

@ domingo chavez
 

Trés bien

Perso, je n'ai pas eu le temps mais j'ai quelques photos en macro que je vais poster bientôt.
Juste un complément à ton superbe post.

A+ et Viva AP. Quelle journée diabolique avec des gens sympas.

Ce qui m'a le plus supris, c'est la réception sobre des gens d'AP.
Au Musée, dans les Ateliers, au resto à midi ... des entretiens ouverts, sans "franfreluches", sincéres, pas de discours commercial, ... bien loin du monde "blig blig" de certains magasins de cette marque.

Une journée inoubliable.

---
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Jeff d'Alsace
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France,
22/03/10, 06:49

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Bonjour,
Superbe CR, merci!

---
Jeff.

beetle

villefranche/mer,
22/03/10, 08:03

@ Jeff d'Alsace
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

merci et bravo simplement magnifique.

Dave in Paris
[image]
Quelque part devant une Bijouterie....,
22/03/10, 10:07

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Salut,
Superbe reportage...
Faudra que je te pose une petite question...; ;)
Par contre, tu ne nous dit pas si quelqu' un de vous a craqué ??; ;)


Amicalement,

David

» On poursuit avec la zone de traitement des platines et des ponts. Ici le
» bouchonnage.
»
» [image]
»

greg1680
[image]
Somewhere over the rainbow . . .,
22/03/10, 14:12

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Thanks pour ce reportage sympathique... ça me rappelle de bons souvenirs également ! ;)

A.P. FOREVER ! :yes:

---
Ne vous prenez pas pour c'que vous n'êtes pas, soyez c'que vous êtes, c'est vraiment ça qui compte ! "David Starsky"

Auguste
[image]
Amérique francophone,
22/03/10, 19:18

@ domingo chavez
 

Mais quel CR!!!

Merci beaucoup pour ce compte-rendu très complet et très instructif. Compte tenu de l'éloignement (relatif j'en conviens) entre AP et ma modeste demeure, j'ai économisé un max, puisque c'est comme si j'y avais été :-D . Ça me permettra de mettre ces sous ainsi économisés sur une belle tocante...

Auguste

---
Si l'arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui fournirait pas son manche.

allison
[image]
22/03/10, 20:42
(Modifié par allison
le 22/03/10, 22:16)


@ domingo chavez
 

VIDEOS --- visite chez AP --- VIDEOS

Excellente journée ,comme le prouve ce CR, en complément voici quelques vidéos.

Un grand remerciement à Haudrey, Mr Gühl et Mr Golay pour leur accueil tout le long de cette superbe journée.

La bande de Chronomaniaques.
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Tenue de rigueur
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les vidéos
Cliquer sur les liens ( vidéos au format divx ) puis "ouvrir" pour les visionner.
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Le bouchonnage (divx)
idem mais au format avi

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Anglage à la machine (divx)
idem mais au format avi

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Enchassement des rubis (divx)
idem mais au format avi

[image]
Limage du rotor squeletté (divx)
idem mais au format avi

"AP = Happy" :-) comme le prononce les asiatiques.

Cdlt à tous
"Allison"

tac
[image]
26/03/10, 14:25
(Modifié par tac
le 26/03/10, 15:19)


@ domingo chavez
 

C.R. visite d'AP au Brassus complément (1) /!\ RTC

» Mille mercis à ceux qui nous ont gentiment reçus, toujours avec humour et
» sans langue de bois. Merci à Nicolas (jcduss) pour avoir organisé cette
» visite et à tac pour avoir corrigé et complété les propos de nos guides.

:nawak: Nico, tu exagères, il y en a qui pourraient prendre la taquinerie au 1er degré :lookaround:


Des corrections, d'ailleurs, je suis preneur pour le complément que je poste ci-dessous, un peu redondant avec le tien, mais bon vu que j'avais pris des photos aussi... :-D



Avec quasiment une semaine de retard, un compte rendu de la visite d’une partie des installations d’Audemars-Piguet au Brassus.


AP est situé depuis sa fondation au Brassus, village de la commune du Chenit, en vallée de Joux, à environ 1000m d’altitude. Cette combe jurassienne conserve l’air frais assez longtemps.

A quelques kilomètres à vol d’oiseau, de l’autre côté de la crête qui marque la frontière, se trouve Mouthe, village du Doubs connu des français pour ses records de froid. L’un de nos guide nous a indiqué que quelques jours avant notre visite, une température de -13° était encore relevée la nuit.


AP est également installé au Locle, par le biais de Renaud & Papi, dont il détient un peu plus de 70 % du capital.


Au Brassus, dans le haut du village, le bâtiment principal AP se compose de la construction d’origine, remanié en 1907, date inscrite sur la façade, et d’une extension réalisée en 2000.



Après l’accueil, nous nous retrouvons, avec l’ancienne collègue de JCDuss grâce à qui cette visite a pu être organisée, dans une salle de réunion. Si le style intérieur peut paraître quelque peu impersonnel, la présence de matériel de PLV ne laisse pas de doute : nous sommes bien chez AP.

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Le responsable de l’ « hospitalité » chez AP nous rejoint, pour une matinée consacré à la visite du Musée qui se veut autant un témoignage de l’horlogerie en vallée de Joux qu’un « musée d’entreprise ».


Dans une première salle, consacrée aux « ambassadeurs » et à la fondation AP, notre guide, ancien directeur de ventes, Combier travaillant dans la maison depuis 25 ans, nous rappelle quelques chiffres, dont celui d’une production annuelle d’environ 26 000 montres.


Je ne l’ai pas entendu directement, mais d’autres membres du groupe m’ont rapporté le chiffre de 80 % de Royal Oak et dérivés (Offshore, etc…)

Il y a d’ailleurs là un certain paradoxe chez AP, ils ne paraissent pas forcément enchantés de cette « monoculture », notre hôte nous vante la millénary, les Jules Audemars à complication (notamment les équations du temps) sont mises en valeur lors de la visite des ateliers, et ce sont en effet de très belles montres.

Mais, dans le même temps, les « codes » de la Royal Oak (boitier, grande tapisserie à clous de Paris du cadran) sont repris dans les horloges/enseignes extérieures, ou les parements du hall d’accueil, assimilant extérieurement AP et RO.


M. « Hospitalité » nous expose également la politique de communication d’AP. Elle s’appuie assez largement sur les informations remontant du réseau de distribution, et elle est conditionné par la nécessité de se faire connaître avec un nom moins universel que « Kodak » ou… « Rolex » ?


Les « ambassadeurs » sont ainsi de préférence choisis parmi des « personnalités » ayant marqué leur intérêt pour la marque en achetant une montre AP, et signalés par les détaillants. La démarche pour les solliciter en est facilitée.


S’agissant de l’America’s Cup, il nous rappelle qu’en Asie, Audemars-Piguet, difficile à prononcer pour un non-francophone, c’est « AP watches » et aux Etats-Unis, pour une proportions non négligeables de clients qui les « connaissent », c’et « Audemars-Piaget », « ce qui ne fait plaisir à aucune des deux sociétés ».

D’où l’intérêt d’une compétition de voile comme la Coupe de l’America. Outre l’image de ce sport et la forte médiatisation de cette compétition (qu’ils ont pu mesurer avec un premier partenariat avec un défi - Marc Pajot ?- n’ayant pas passé le Round Robin), ils disposent d’un emplacement très souvent filmé et idéal pour inscrire le nom de la société en entier, la bôme.



Une autre salle du musée est consacrée aux étapes de conception et construction d’une montre.


On y voit notamment des plans de calibre, et une maquette à l’échelle x10. Même à l’époque de la CAO, la réalisation de ces maquettes, étudiées et manipulées en réunion, reste indispensable pour repérer des problèmes et valider les solutions. Notre guide nous indique qu’il arrive qu’une pièce « tombe », et qu’alors se pose la question de la mauvaise fixation, ou de l’erreur à la conception, que le logiciel de CAO ne permet pas forcément de détecter.




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La salle présente également des pièces rappelant les « lignes » caractéristiques de AP, les complications et la RO.

Etampage des pièces de répétition limaçon des minutes et/ou surprise (il me semble voire des dents sur une pièce et pas l’autre ?) :

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La carrure de la Royal Oak :

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Une salle est consacrée à l’outillage ancien et aux montres de poches de la vallée de Joux :

Un tour :


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Une machine à tailler les fusées (chaque fusée était adaptée au ressort dont elle lissait la force) :

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Un plateau diviseur pour les roues :

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Des goussets, en principe liés à la vallée de Joux vu la thématique du musée.


Un mouvement avec rattrapante et au dessus, une foudroyante :


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Un mouvement, ébauche Lecoultre ?


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De beaux goussets « simples » :

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Une sonnerie poche à fusée-chaine, signée Charles Oudin (sur une ébauche combière ?) :

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Un chronographe venant du Sentier :

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Une montre à double affichage de l’heure, dont l »’un à chiffres turcs:

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Un gousset, offert à Beadsman, vainqueur derby d'Epson en 1858 si j’ai bien pigé la gravure sur le fond.

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Un quantième perpétuel :


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Une autre salle présentait également des poches venant de vallée de Joux :



Une montre à sonnerie avec me semble-t-il deux barillets à arrêtage Breguet, et un échappement à cylindre :

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Un gousset automate :

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Dans cette pièce et d’autres sont aussi présentés des goussets AP, simples et à complication :


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Une répétition et quantième perpétuel, dont la décoration de bélière fait penser à l’art déco (production années 20 ?) :

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Une ultra fine, au mouvement de 1,32 mm d’épaisseur (présenté en 1925, battant le record de lecoultre avec 1,38 mm, 20 ans plus tôt) :


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Et, en heures satellites, une starwheel:


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Puisqu’il est question d’AP emblématique, le musée présente évidemment la RO, une salle lui est consacrée.


Notre le guide nous rappelle l’histoire de la Royale oak, qu’il présente comme une fille de 1968, ou à peu près.


Dans les années 19640 à 1960, en montres bracelets, AP produit des montres classiques comme :


Ce chrono ou ce QP :

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Et surtout des montres habillées, dans ce genre :


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Avec 1968 et les années qui s’ensuive, les gens de chez AP sentent une évolution des goûts, modes de vie, dans toute la société, et craignent de perdre progressivement leur clientèle s’ils ne complètent pas leur offre par une montre en rupture, moderne. Ce sera la Royal Oak.


Présenté en acier, elle existe aussi en or, mais également en bi-ton.


On note la finesse de ces premières RO :

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En arrière plan, on devine une or/acier. AP aurait été le premier à offrir le bi-ton en habillage « voulu », « visible », qui sera très à la mode ensuite (bi-ton différent du fond acier sur la montre à carrure or ou plaquée/doublée or).

Personne n'a demandé si Malabar leur avait versé des royalties pour le bi-goût.



Des séries spéciales sont aussi exposées, comme la Royal Oak avec chêne :


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Et surtout, la coupe qui répond, comme le schéma souvent posté, aux éternelles questions sur les vis/boulons/écrous) :


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AP, ce sont aussi les tourbillons, la salle d’assemblage est d’ailleurs contigüe au Musée. Le tourbillon automatique extra plat, couronne au dos, de 1986 (2870) est exposé, dans un habillage inverse de celui généralement vu (tourbillon à 5H) :



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Une revue de ce calibre sur TZ : http://www.timezone.com/library/horologium/horologium631671413798911323


Et la montre, en configuration r&égulateur à 11H, chez FX : http://equationdutemps.blogspot.com/2009/05/audemars-piguet-tourbillon-automatique.html


Devant la large vitre donnant sur la salle de montage des tourbillon se trouve une petite vitrine consacrée à ce dispositif :


Un gousset anglais venant de Coventry, grande ville industrielle, et portant la Boroad Arrow, équipé d’un tourbillon :

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Une pendule à tourbillon, pièce d’école sans doute, les vis donnent l’échelle :


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Et un modèle échappement à détente et tourbillon, spiral cylindrique :


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(ceux que ces modèles d’échappement intéressent pourront en contempler une belle vitrine au dernier étage du musée Patek ; et, bien sûr, il y a le Musée de Cluses en haute Savoie)




AP expose aussi ce modèle « canapé » à tourbillon, une belle sculpture :

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Des cages (on devine malgré la médiocrité des photos le travail de finition sur les bras) :

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A l'autre extrémité en terme de taille, le Musée abrite aussi une horloge à indications astronomique :

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domingo chavez
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26/03/10, 15:05

@ tac
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Wouah. :surprised:

Exceptionnel compte-rendu Guillaume. Tu n'as vraiment rien oublié !

tac
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26/03/10, 14:25
(Modifié par tac
le 26/03/10, 15:20)


@ domingo chavez
 

C.R. visite d'AP au Brassus complément (2) /!\ RTC

Après le repas, nous nous dirigeons vers le bas du Brassus, à proximité de la gare par chance pour Zeppelin qui doit rejoindre par train Genève, où se trouve la manufacture des Forges.

Nous la visiterons en compagnie d’un horloger d’origine suisse-allemande, très communicatif et à l’humour pince-sans-rire.

Le ruisseau prend sa source un peu plus haut, vers le pré enneigé qu'on aperçoit à droite.


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Clin d'œil à l’ambiance pastorale, une vache nous attend dans le hall d'accueil, nous en croiserons une autre à l'étage, dans un couloir à proximité d'un espace pour la pause café :

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Ce nouveau bâtiment, aux normes Minergie, est édifié sur un tènement qui appartenait à AP, et supportait un bâtiment de production d'instruments non horlogers (médicaux notamment). Cette activité permettait de passer les cycles de baisse du secteur horloger.

L’activité a été vendue à des combiers dont c’est le domaine principal, ma is l’immobilier a été conservé, et étendu en 2008.

Cela donne idée de l’explosion des années 2000 :

Un bâtiment historique, une extension en 1907 qui suffira pendant près d’un siècle, de nouveaux bâtiments voisins en 2000 (ils abritent encore les CN pour la production des boites, platines... ces machines sont lourdes à déménager) et enfin cette extension en 2008.


Le bâtiment minergie est accolé au bâtiment très "années 80" des anciennes activités. Au rdc de celui ci, dissimulé, se trouve ce que son responsable nous présente en rigolant comme le " fameux laboratoire AP".


Deux petites pièces, c’est là que sont réalisées les boitiers en carbone "forgé".?


AP avait suivi la mode du carbone, et habillé des boitiers avec une feuille. Mais le résultat ne leur convenait pas : perte des angle/arêtes vives de la boite.

A un salon professionnel de Détroit, ils rencontrent une PME de la région de Lyon, qui présente son procédé.

Le tissu technique est composé de 6000 brins de carbone et un de la polyamide, laquelle en fondant assure la cohésion de la matière (74 % ou 76 % de carbone, des tests sont en cours pour essayer d’en augmenter la proportion).

En raison du partenariat avec Alinghi, ils avaient besoin de prototypes finis pour que les responsables puissent les montrer à Valence en 2007 : ils ont eu moins de 2 ans pour le développement alors que plusieurs problèmes se posaient :

- la nécessité d'un aspect de surface parfait, bien différent de celui requis pour les autres applications industrielles de ce "matériau".

- la quasi impossibilité d'usiner : la polyamide, en surface, devient blanche si l’on taille dedans...

- le matériau est sensible aux malfaçons, si un brin de carbone est maltraité à la fabrication, la boite peut casser


AP a conduit ses développements au sein d'une petite société hors suisse, contrôlée par eux, pour garantir une certaine discrétion.

Cela ne nous a naturellement pas été clairement détaillé, mais le secret industriel semble résider dans le moule (état de surface et matière particulière ; il nous a été dit qu’il fallait plusieurs mois pour en élaborer un) et la technique de cuisson.


L’élaboration :

AP reçoit des lyonnais le fil bobiné (sous la forme de bobines comparables à celles de câble téléphonique). Parfois des poussières, des poils s’y trouvent (ça n’est pas élaboré en salle blanche) et engendrent de la casse.

Ils annoncent 20% de rebut sur l’ensemble du processus, ce qui parait assez peu.

Le poids exact des pièces (boite, poussoirs, lunette…) a été pré-calculé, un opérateur coupe de petits morceaux de fil, les pèse sur une balance de précision et les dispose selon une méthode particulières dans le moule.

Celui –ci est fermé et mis au four. Il y a des sondes de températures très précises.


Le four est une commande spéciale, réalisée par un électricien et un artisan métallier du Brassus. Aucun four ne répondait à la demande, où avec des tarifs et caractériqtiques bien au-delà des besoins d’AP.

Le four « maison » a effectivement une allure assez « simple », un peu « système D », et mesure environ 1m50 par 60 cm de haut, comprenant 6 fours individuels et pouvant monter à 230 °, ce qui suffit.

Après sortie à une température particulière, et pression par une presse pneumatique, très puissante, qui va en butée matière, on peut démouler.

L’ébarbage de la très légère pellicule de polyamide se fait avec un outil en bois.


La matière est réputée non usinable, mais ils l'ont fait pour un modèle spécial offert à la sœur d’Ernesto Bertarelli, à la demande des patrons d’AP.



Nous prenons congé du « labo carbone » et de son jovial responsable pour rejoindre le reste de la manufacture, où les photos sont possibles.


Une montre, cela commence par de la R&D, notamment sur les mouvements :


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CAO et maquettes sont là. J’ai flouté les écrans de mon propre chef, je peux assurer qu’ils ne jouent pas au démineur :D.


Les platines (produites par les CN dans l’ « ancien » bâtiment ?) arrivent pour la décoration et la préparation, dans une salle où se trouve des postes d’empierrage, d’anglage, perlage…

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Le perlage :


Il est désormais semi automatisé :

L’horlogère contrôlait dans les deux plans. Mais comme tous les mouvements sont cartographiés, l'axe se déplace seul sur cette machine, dans le plan horizontale, le contrôle humain via la manette main droite, ne se fait que pour le plan vertical (pression du bouchonnage)

Il semble qu'elle préférait l'ancien système, plus intéressant. Mais celui-ci est plus productif sans doute.


Comme on le voit, on peut personnaliser ses postes de travail chez AP ; l’ambiance est très calme.

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L’horloger qui nous accompagne explique que le perlage jouait initialement un rôle non de déco, mais de nettoyage :

La poussière entrait dans les goussets, le soir on le posait face en l’air, sur le fond, et durant la nuit la poussière tombait vers le fond et était piégée dans les stries crées par le bouchonnage de la face interne des fonds de boite>>.


Le poste s’angleur machine (voir la video postée par Allison pour plus de détails)

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L’ empierrage automatique est relativement récent.

L’automate très précis (quelques microns), exerce une force de pression variable sur une large plage (selon les tailles et type de rubis). Il faut bien doser, assez mais pas trop, en cas d’erreur les rubis ne cassent pas à ce stade mais ensuite.

A une question sur les fournisseurs de rubis, le responsable de l’empierrage indique que AP travaille avec trois fournisseurs pour éviter la dépendance, il a cité de mémoire un ou deux noms, il m'a semblé qu’il y avait un combier, la pierrette (plus sûr).

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Le résultats de ces travaux :


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On l’a vu, les boites viennent d’un autre bâtiment, sauf celles en carbone.


Les cadrans, eux, étaient achetés à l’extérieur.


Mais, avec la hausse de la demande, les cadraniers ne suivaient plus et en outre la qualité baissait => AP a réagi en internalisant la partie critique du processus, le guillochage. La peinture et l’applique des index, est elle toujours sous traité.


En parenthèse, l’horloger nous expliqua que beaucoup de sous traitants souffrent actuellement d’autant plus que des sociétés clients ont débuté un processus d’internalisation des opérations ces dernières années, pour répondre à besoin industriel "non marketing", ce qui accentue la baisse de la demande.


Le principe de base est celui de la machine à quillocher manuelle, mais automatisée. La main est remplacée par un moteur ( a priori electrique).

On conserve l'avantage de la découpe au burin qui assure la belle prise de lumière, les traits francs, contrairement à l'étampage. On perd le côté « unique » du cadran, assez théorique sur une RO, et à mon sens on n'achète pas une RO pour avoir un cadran unique...


A gauche les deux palpeurs assurent la lecture de la forme du cadran, et de la différence de profondeur de ciselage, et à droite le burin en permet la reproduction homothétique (comme un pantographe).
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Le burin au travail :

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Puis après un contrôle à la bino Leica, des exemplaires sont envoyés pour finition aux cadraniers extérieurs, ou rejetés.


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Après la production des composants, il faut assembler.


Cela se déroule dans ces salles :


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Attenantes, il y a des salles de réunion, protégées du soleil qui entre côté assemblage, ou côté couloir.


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Nous verrons de plus près la finition manuelle et l’assemblage dans la salle des complications.


Avant d’entrer, un sas permet de s’équiper :


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La salle un vendredi après midi, pas mal de monde est en congé (et je suppose qu’échaudé par la construction successive de deux bâtiments en moins de 10 ans, AP a vu un peu large pour garder une marge d’évolution dans le même espace).

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Une jeune horlogère angle un rotor de jumbo. Cette pièces n’est pas trop couteuse et pas trop difficile à traiter parmi celles anglées à la main. On la confie donc aux "nouveaux".

Il y a beaucoup de jeunes chez AP (et en gros un tiers de frontaliers).


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Ici, un horloger déjà plus âgé monte un module chrono :


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Un de ses collègues jouer avec des ressorts :

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On notera la diversité des montres portées.

L’horloger guide avait une Jumbo cadran blanc actuelle. Le responsable du « labo » portait une montre similaire à ma décathlon cardiofréquencemètre, qu’il nous a présentée en rigolant comme quelque chose de « très spécial », au moment où certains ont eu un regard vers ses poignets découverts.


Finir et monter la grande complication, qu’on entendra sonner avec force, demande beaucoup d'outils :

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Dans des vitrines, ou dans la boite en polystyrène pour partir en test, les pièces que l'on monte (Equation du temps, Gde complication) et les résultats, en mouvement (quantième perpétuel squelette) et en boite (Equation du temps) :


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Après le montage, viennent les tests, et parmi eux l’étanchéité, comprenant deux contrôles :

- l’un en en pression dans les cocottes minutes à droite,

- l’autre, en dessous, au bain : le but est de vérifier l'étanchéité sans pression, sans les joints soient mis en compression, ce qui complique l'étanchéité, et alors que la montre peut aussi se noyer (piscine...)



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De retour au bâtiment historique, dans un salon, un large éventail de la collection est présenté.

Une RO qui n’aura pas forcément un grand succès ici :


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Des complications Jules Audemars comme ce QP, aux flancs bombés brossés, et au beau cadran :


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Et les tourbillons chrono, avec cadran :


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Et sans, avec mouvement squeletté. On parle souvent de l'excellence de VC dans ce domaine, AP se défend bien :

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Enfin une grande complication poche rappelant celles présentés à quelques mètres dans le musée, mais ici un exemplaire moderne, de présentation, factice :


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Que retenir de la journée ? Outre l’accueil et l’organisation parfaite (merci encore à AP et JCDuss), on est marqué par un certain nombre de choses plaisantes :

- ils réalisent eux même des opérations essentielles et compliquées (par exemple les boitiers carbones, certes à partir de matériaux conçu à l’extérieur, mais le 316L n'est pas non plus une invention de l'industrie horlogère), ils font de la r & d…,

- ils ont dès lors suffisamment conscience de ce qu'ils sont pour assumer la sous traitance justifiée – pourquoi faire soi-même moyennement ce que d’autres font très bien ? - sans le cacher (peinture des cadrans, certaines fournitures..),

- les ateliers au calme, les espaces de travail ouverts, donnent une bonne impression, nos interlocuteurs riaient volontiers d’eux même, et paraissaient heureux de faire leur travail, sans se prendre au sérieux.


Bien sûr, il ne faut pas idéaliser, et il y a probablement des travailleurs qui souffrent de certaines tâches répétitives, ou pour d’autres raisons. Mais on a le sentiment que beaucoup est fait pour que les gens soient heureux d’être là.

Cette maitrise et cette ouverture donnent envie de s'intéresser à ce qu'ils conçoivent et produisent, même si ça n’est pas à son goût (typiquement, les boitiers carbone ne me plaisent pas, mais m’intéressent maintenant que j’ai vu leur démarche de développement et de production).

tac
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29/03/10, 10:55

@ domingo chavez
 

Compte-rendu de la visite d'AP au Brassus /!\ RTC

Une précision que m'a communiquée Christian (Steyr)que je remercie :


Ce tour :


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est un tour à burin fixe, utilisé pour faire les alésages dans les ponts et platines.

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andré67, Aopa765
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