Les détails rédhibitoires (Général)

posté par Servatempus , 29/10/20, 18:16
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Rebonjour Capitaine, bonjour Mnementh,

Merci à vous deux pour ces compléments d’information sur le travail de Pascal Coyon qui confirment ce que je pensais. Au-delà du travail très sérieux de finition des pièces, il y a une authenticité dans sa démarche qui reste parfaitement admirable.

Pour en revenir, Mnementh, à la comparaison Patek 215 et Seiko 7S26, mon questionnement est tout ce qu’il y a de plus honnête contrairement à ce que tu laisses entendre.

Peut-être as-tu le sentiment que la plupart des amateurs moyens savent que la montre, même très haut de gamme, est un produit industriel, mais pour ma part, je crois que tu te trompes.

La majorité des néophytes, et la plupart des amateurs moyens, n’en savent rien. Et au demeurant, vu tes connaissances horlogères, je ne te placerai pas dans ces deux catégories…

Aussi, les certitudes horlogères des uns ne sont pas forcément les certitudes des autres… Il me semble important de le rappeler.

Par ailleurs, tu prétends que les tolérances du Patek 215 sont sans commune mesure avec celles de Seiko.

Pourrais-tu être plus précis ? De quelles tolérances parles-tu ?

Il est important d’être clair sur la chose. Si tu relis attentivement mon message plus haut, je suis très clair : je ne parle nullement des finitions esthétiques, mais bien des finitions fonctionnelles, c’est-à-dire des tolérances d’usinage.

Sur le plan technique, c’est cette finition fonctionnelle qui est essentielle.

Sur une montre d’entrée de gamme, on peut très bien trouver une décoration très pauvre, mais une finition fonctionnelle qui rendra la montre supérieure sur un plan technique à une montre avec des tolérances d’usinage inférieure mais une meilleure finition.

La décoration plaît à l’œil, mais le cœur du fonctionnel réside en grande partie dans la tolérance d’usinage des composants, la géométrie du mouvement (c’est-à-dire sa conception intellectuelle et mathématique) et ses matériaux (qualité des alliages et traitement des matériaux).

L’augmentation du niveau de précision d’usinage des pièces durant le XXème siècle grâce aux progrès de l’appareillage technique est en grande partie la cause de l’amélioration de la précision horaire des montres d’entrée de gamme.

C’est ce qui a progressivement gommé les différences entre des marques qui faisaient des calibres aux réglages très soignés (Patek, Rolex, Omega) et puis des calibres plus populaires.

Concernant les Seiko 7S26, j’ai sorti au hasard un chiffre de 10 microns en termes de tolérance d’usinage, mais peut être que je me trompe et que l’on est même bien au-delà sur les parties les plus critiques du mouvement !

Bref, mon propos n'est nullement de discréditer telle marque ou telle marque, mais de rappeler que le détail n'est pas souvent là où on le croit.

Et que l'imaginaire des marques est bien souvent l'arbre qui cache la forêt...

:flower:

Amitié,

Servatempus

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Le renversement est le mouvement du Tao, la faiblesse sa modalité.


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