Gubelin et Niton (Revues & Essais)

posté par Ed the Grocer , Paris, 02/04/11, 20:21
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Dans un numero de Chronos de 1994 , un article sur Gubelin et Niton.

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Avec la traduction par Domingo Chavez, que je remercie encore :

La montre tonneau de Gübelin/Niton


Parmi la palette colorée des bijoutiers suisses, la maison Gübelin, à Luzerne, occupe une place particulière. On trouve beaucoup de mouvements de fabricants renommés dans les montres signées Gübelin, et parmi eux des calibres Niton.

L’époque était considérée comme Biedermeier-tardive. Le temps était encore principalement matérialisé à l’aide d’horloges sur pieds ou murales. En 1854, Mauriz Breitschmid ouvrit, au centre-ville de Luzerne une petite boutique d’horlogerie. Il y proposait également à ses clients un grand choix de montres de poche en or ou en argent.

Mauriz Breitschmid était non seulement fier de ses qualités d’horloger, mais aussi de sa fille, qui vit le jour peu après l’ouverture de son commerce. Au début des années 80 du siècle précédent, sa fille se maria avec un horloger talentueux de l’est de la Suisse nommé Jakob Eduard Gübelin. Grâce à l’ouverture du tunnel ferroviaire du Gotthard, Luzerne devint peu à peu la destination favorite de l’aristocratie européenne qui s’y régalait de courses hippiques, de régates, de jeux aquatiques et fêtes nocturnes estivales agrémentées de feux d’artifices. Gübelin y vit sa chance et son commerce, qui entre-temps avait déménagé au Quai Schweitzehof, devint l’adresse numéro un de la région. Afin de proposer les montres adéquates à ses clients exigeants, il débuta une collaboration avec des manufactures renommées de l’ouest de la Suisse, comme Audemars Piguet, Haas Neveux, Patek Philippe ou Vacheron Constantin.

La fin de la première guerre mondiale s’accompagna également de la fin d’une époque culturelle. Rattrapé par le cours de l’Histoire, l’aristocratie gâtée laissa place à une société cosmopolite. Sur le Quai, flânaient désormais des appelés, des soldats, des officiers et aussi des convalescents des anciennes nations belligérantes. Tous achetaient les montres suisses tant recherchées pour les ramener à la maison. Et parmi elles, des montres bracelets en quantité croissante.

En 1919, Eduard Gübelin pris la succession de son père à la tête de l’entreprise. Il se décida à plonger dans le grand bain en ouvrant un centre technique horloger à New York, rapidement transformé en boutique à part entière.

La même année (1919), Jeannet, Morel et Bourquin fondèrent à Genève une manufacture horlogère appelée Niton. Niton est une autre appellation, plus rarement utilisée, du radon. Grâce à la haute qualité de ses produits, Niton devint rapidement une des maisons genevoises de premier rang, chez qui, par exemple, Patek Philippe se fournissait en ébauches.

Dans les années 20 et 30, Niton devint un important fournisseur de mouvements pour Gübelin. Des montres-bracelets et de poche intégrant des calibres de manufacture Niton de haute qualité furent ainsi créées, parmi elles, le modèle en photo ci-contre.

Aujourd’hui, c’est Thomas Gübelin, représentant la 5e génération, qui dirige l’entreprise. D’autres boutiques se trouvent également à Saint Moritz, Zürich, Genève, Bern, Lugano et Bâle.


Les scans des photos de l'article.

A noter l'absence de petite seconde.

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Ed the Grocer ancienne maison l'Epicier


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