PIFPAF
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11/03/13, 19:40
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon (Général)

Dans le timide contexte des nouveautés Pré-SIHH, Roger Dubuis frappe un grand coup : il révolutionne la solution apportée par le tourbillon en présentant une complication exceptionnelle !
Une complication inédite dans cette architecture et jamais miniaturisée au point de pouvoir intégrer une montre bracelet!

Pour bien comprendre l’intérêt de l’Excalibur Quatuor, il convient d’examiner la problématique que tentait de résoudre le tourbillon.

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Comme vous le savez tous, Abraham-Louis Breguet a développé le tourbillon pour compenser les effets de la gravité sur les montres de poche lorsqu’elles étaient portées perpendiculairement au sol…
Dans un mouvement classique, l’échappement est en position fixe ; mais avec un tourbillon, il effectue une rotation complète autour de l’axe du balancier en 60 secondes, la vitesse la plus courante ; ainsi, les effets de l’attraction terrestre sont en grande partie compensés.
Le tourbillon a accompagné la résurrection de l’horlogerie mécanique dans les années 80, uniquement présent dans les complications prestigieuses du fait d’un réglage difficile à maîtriser et de sa grande démonstrativité technique… Un tourbillon était pourtant assez inutile dans un mouvement de montre bracelet, le poignet étant très souvent dans des positions intermédiaires, ni horizontales, ni verticales…
Comme nous l’avons vu récemment, le Tourbillon Tridimensionnel est l’une des solutions...

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Mais si cette solution est techniquement brillante et esthétiquement fascinante, il n’en reste pas moins que ce n’est que l’ultime évolution d’une technologie datant de 1801 et qui n’a pas été conçue pour des montres dotées d’un bracelet.

Aujourd’hui, pour aller au-delà du tourbillon, Roger Dubuis remet à plat la problématique de l’influence de la gravité sur un échappement de montre-bracelet.
L’idée était dans l’air du temps depuis quelques années : incliner le balancier-spiral constituait un choix plus logique que le tourbillon (et moins coûteux en cas d’industrialisation de masse). L’objectif étant bien entendu que l’organe réglant reste parallèle au sol dans la plupart des situations. On pense évidemment aux tourbillons inclinés de Greubel-Forsey.

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Néanmoins, avant la Quatuor de Roger Dubuis on ne s’était pas dispensé des beaux mais désuets tourbillons… Et surtout, incliner l’organe régulant ne permettait de fournir qu’une réponse partielle.
En effet, cette solution est appropriée pour l’employé de bureau lambda, qui passe beaucoup de temps à taper au clavier avec le poignet incliné entre 30° et 45°… Mais il y a fort à parier que le collectionneur fantasque a une vie plus excentrique que l’amateur de base d’horlogerie… Donc des positions de l’avant-bras plus variées.

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Et c’est là qu’intervient le système de la Quatuor. La montre comporte non pas un échappement tourbillon, mais quatre échappements fixes! Ils sont tous positionnés aux « quatre coins » du cadran, inclinés à 45°par rapport à ce dernier et sont tous orientés dans une direction différente.
Si l’on traçait une droite depuis chaque organe réglant, les droites viendraient se croiser au sommet d’une pyramide isocèle.
Ainsi, quelle que soit la position du poignet, il y aura toujours des balanciers spiraux sensiblement parallèles au sol et d’autres sensiblement perpendiculaires au sol. Evidemment, l’attraction terrestre va influer de manière totalement différente sur chacun des blocs d’échappement.

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Et c’est là qu’intervient le différentiel, un dispositif bien connu des amateurs d’automobile ; ce système consiste à avoir deux roues montées en parallèle, coordonnées par une roue perpendiculaire qui va réguler le rythme.
Evidemment, comme il s’agit l’horlogerie, il existe des subtilités. Ici, le signal des quatre échappements est coordonné par trois différentiels, deux d’entre eux étant placés sur les roues de moyenne et le dernier sur la roue centrale du train de rouage d’affichage de l’heure.

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Le principe général, c’est que les signaux vont s’auto-modérer pour obtenir une moyenne du décompte du temps entre les quatre balanciers-spiraux, chacun d’entre eux étant fréquencé à 4Hz. Les quatre tic-tac superposés forment une musique jamais entendu en horlogerie!
Si c’est une réponse alternative au tourbillon, c’est aussi une alternative à la haute fréquence. L’objectif des fréquences élevées est d’obtenir un meilleur «échantillonnage» du décompte du temps, afin d’en extraire un signal plus « fin ».
Ici, les trois différentiels, en effectuant la moyenne des signaux des quatre balanciers, produisent également un signal plus « fin » qu’un échappement unique à 4Hz…

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Difficile d’obtenir plus d’informations techniques de la part du staff Communication de Roger Dubuis, car le détail de l’implémentation de ces différentiels fait l’objet de multiples dépôts de brevets ; et la procédure administrative est toujours en cours…
Sachez par ailleurs, mais c’est plus classique, que l’on trouve également un différentiel au niveau de la tige de remontage et au niveau de l’affichage de réserve de marche.

Bien sûr, une telle débauche technique a un coût : Le volume. Le mouvement fait 163/4 lignes (environ 37.7mm) de diamètre (classique, c’est la taille d’un Unitas), pour 10.6mm d’épaisseur (moins classique).
Si un mouvement de 163/4’’’ peut être emboité au chausse pied dans un boitier de 43mm, ce dernier doit faire un minimum de 17mm d’épaisseur pour accueillir les 10.6 mm du mécanisme… Soit les dimensions peu harmonieuses d’une Rolex Deep-Sea.
Les designers de Roger Dubuis ont donc opté pour un boitier plus large (48mm en or rose) afin de préserver l’équilibre visuel de la montre. C’est réussi, elle ne paraît pas trop épaisse ; par contre, au porté c’est imposant, c’est plutôt une montre d’homme !

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Bien évidemment, coté cadran c’est le bonheur absolu pour un amateur de montres ouvertes ! Si le squelette dévoile négligemment ses quatre organes réglants, le dos laisse voir une grande partie du fonctionnement de cette cathédrale horlogère. Seul regret à mon sens, les inserts dorés sur le rehaut et au centre sont de trop ; ils volent un peu la vedette aux balanciers, alors que rien ne devrait entraver leur contemplation. D’autant que le laiton sur les ponts noircis assure d’emblée un contraste optimum.

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Mais peu importe. Cette Excalibur Quatuor est déclinée dans une autre finition. Et on peut présumer que ce mouvement totalement novateur se retrouvera dans d’autres collections Roger Dubuis …
Car il serait dommage de limiter cette innovation à 88 pièces. C’est en tout état de cause la solution alternative la plus novatrice jamais développée pour compenser les effets néfastes de la gravité sur une montre de poignet.


Beaucoup plus raisonnable, beaucoup plus classique mais toujours avec des finitions exceptionnelles, nous avons également eu la chance de photographier en avant-première la nouvelle Excalibur Chronographe 42mm cadran bleu.
Alors que pour beaucoup les anciennes collections Excalibur étaient des caricatures de montres Show-Off, cette nouvelle Excalibur Chronographe est au contraire un parangon d’équilibre !

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Le boitier fait 42mm, la montre est motorisée par le calibre RD681 (4Hz, 52h de RdM), une version « date » du calibre 680 que nous avions eu l’occasion de photographier dans les Monégasques.

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Ce magnifique mouvement de chronographe bénéficie d’une architecture à étages qui lui confère énormément de personnalité et qui valorise les finitions « Poinçon de Genève ».
Seul (micro-)défaut, le micro-rotor toujours sérigraphié, alors que pour parfaire l’exercice on espérerait une galvanoplastie avec des lettres en or.

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Si le calibre est assez fabuleux, on en déjà parlé auparavant, la vraie nouveauté de cette montre est bien évidemment son habillage.
Tout d’abord, le diamètre de 42mm est parfait pour une pièce sport-chic, ni trop grand, ni trop petit et en plus elle reste fine (le calibre fait 6.3mm d’épaisseur, contre plus de 8mm pour un 7750).
Le cadran bleu conserve le charme de l’Excalibur 42mm Lapis Lazuli. S’il est moins chatoyant et moins démonstratif, il est par contre beaucoup plus polyvalent et discret. Sa couleur oscille entre le bleu nuit et le noir, avec des reflets bleu roi au soleil.
La disposition et la grande taille des compteurs est parfaite, elle permet à la couleur du cadran de mieux s’exprimer et donne un charme rétro à la pièce. L’intégration de la date n’est sans doute pas aussi judicieuse et son disque aurait pu se parer de bleu, ce qui lui aurait permis de mieux se fondre dans le décor.

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La montre est portable dans de nombreuses circonstances, avec un jean ou un trois-pièces. Bref, il semble que Roger Dubuis affine de plus en plus le tir, chaque pièce est plus envoûtante que la précédente.
Si les ressorts de la beauté de cette pièce sont les mêmes que ceux de La Monégasque, son style est quand même différent, sans doute un peu plus sportswear…

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Objectivement, ce chronographe est magique : esthétique envoûtante, calibre Poinçon de Genève exceptionnel et surtout un prix contenu (autour de 25.000CHF) grâce à l’utilisation d’acier pour le boitier. Une alternative incontournable à nombre de chronographes plus mythiques.

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fb
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Page d'accueildigne-les-bains,
12/03/13, 09:10

@ PIFPAF
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

bonjour malik

J'aime beaucoup le chrono. Il y a quelque chose que je ne m'explique pas, c'est la démarche du CEO, qui assagit et améliore toujours un peu plus RD alors qu'il fait exactement l'inverse chez IWC ! M KERN serait-il tout simplement dans l'incapacité de gérer 2 marques ?

Une question sur la quatuor ? quel est au final le niveau de précision ? Lors du salon des belles montres j'ai été estomaqué par toutes ces nouveautés quand au final la personne vous répond : pas plus de 5 s/jour

2 ou 3 fois je n'ai pu m'empêcher de demander si c'était une blague, une montre auréolé de 79 brevets qui ne fait pas mieux qu'un modèle lambda bien réglé

---
Fabrice

MontresVintage

12/03/13, 10:26

@ fb
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

Merci Malik pour ce post.

Si effectivement tu a davantage de orécisions sur la ... précision de la Quatuor .

PIFPAF
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12/03/13, 11:43

@ fb
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

» bonjour malik
»
» J'aime beaucoup le chrono. Il y a quelque chose que je ne m'explique pas,
» c'est la démarche du CEO, qui assagit et améliore toujours un peu plus RD
» alors qu'il fait exactement l'inverse chez IWC ! M KERN serait-il tout
» simplement dans l'incapacité de gérer 2 marques ?
»
» Une question sur la quatuor ? quel est au final le niveau de précision ?
» Lors du salon des belles montres j'ai été estomaqué par toutes ces
» nouveautés quand au final la personne vous répond : pas plus de 5 s/jour
»
» 2 ou 3 fois je n'ai pu m'empêcher de demander si c'était une blague, une
» montre auréolé de 79 brevets qui ne fait pas mieux qu'un modèle lambda bien
» réglé

Merci FB.

La démarche de Kern est effectivement étonnante!

Et je rejoins ton analyse, j'aime le virage que prend Roger Dubuis, en particulier sur l'entré de gamme, le chrono excalibur de cet article est vraiment, vraiment magnifique.

On pourrait penser que Kern essaye d'obtenir des résultat médians:

D'une part, il raisonne Roger Dubuis, en revenant à des pièces moins show-off.
D'autre part, il tente de dérider IWC... Mais c'est vrai que ce qui passe bien chez RD, ne passe pas du tout chez IWC, parce qu'on attend précisément d'IWC, c'est l’austérité teutonne, et pas un genre de gloubiboulga de styles...


Pour la précision de la Quatuor, ils sont restés très évasif chez RD, donc je n'en sais pas plus.
Ce qui m’intéresse dans cette montre (ainsi que: Harry Winston HDT4, la Zenith Hurricane, la Greubel Forsey Double tourbillon 30° et la JlC Gyro 3), c'est le concept général: comment compenser la gravité dans une montre de poignet.

A mon sens, la difficulté de la Quatuor, c'est de parvenir à diminuer les pertes d'énergie (et de précisions), engendré par les 3 différentiels (montés néanmoins sur axes en céramique).

Il faudrait qu'on se fasse prêter les montres pour pointer la précision réel, mais ce n'est pas évident pour des pièces aussi coûteuses.

hhh
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Geiranger (Norvège),
12/03/13, 12:32

@ PIFPAF
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

Bonjour et merci pour la revue,

Je ne commenterai pas l'esthétique des RD qui est plutôt loin de mes goûts.

S'agissant de la 4 tourbillons, voici ce que je comprends :

L'idée assez intéressante est de disposer les balanciers selon une géométrie à symétrie sphérique. Comme cela, en principe, les positions de la montre sont équivalentes à condition de moyenner les 4 régulateurs.
A noter que 3 régulateurs (1 par axe de l'espace) seraient suffisants...
Le pb est ensuite effectivement de moyenner mécaniquement par différentiels. Rien de bien sorcier, mais c'est une mécanique complexe et consommatrice d'énergie.

Quel amélioration de la précision en attendre ? L'erreur de marche statistique est au mieux divisée par Racine carrée(nbr régulateurs), soit 1/2 pour quatre régulateurs.
Donc, bof bof... Que de moyens déployés pour gagner au mieux un facteur 2 !!!

C'est donc surtout un bel exercice de style, la recherche de la précision n'étant qu'un prétexte.

---
Il n'y a pas que les montres dans la vie.

fb
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Page d'accueildigne-les-bains,
12/03/13, 13:27

@ PIFPAF
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

Ce qui m’intéresse dans cette montre (ainsi que: Harry Winston HDT4, la
» Zenith Hurricane, la Greubel Forsey Double tourbillon 30° et la JlC Gyro
» 3), c'est le concept général: comment compenser la gravité dans une montre
» de poignet.

justement le but est bien de compenser la gravité pour gagner quelque chose non ? sinon c'est un exercice de style stérile, à mon avis

Sinon je viens de m'appercevoir que tu étais dans tes bureaux pour essayer la montre, me trompe-je ?

---
Fabrice

PIFPAF
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13/03/13, 10:58

@ fb
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

» Ce qui m’intéresse dans cette montre (ainsi que: Harry Winston HDT4, la
» » Zenith Hurricane, la Greubel Forsey Double tourbillon 30° et la JlC Gyro
» » 3), c'est le concept général: comment compenser la gravité dans une
» montre
» » de poignet.
»
» justement le but est bien de compenser la gravité pour gagner quelque chose
» non ? sinon c'est un exercice de style stérile, à mon avis
»
» Sinon je viens de m'appercevoir que tu étais dans tes bureaux pour essayer
» la montre, me trompe-je ?

En fait non, c'est la salle de réunion dans les locaux de RD à Meyrin (juste à coté de chez moi)...

On avait eut une avant première, pour sortir le sujet à l'ouverture du SIHH.

fb
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Page d'accueildigne-les-bains,
13/03/13, 13:42

@ PIFPAF
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

C'est ça d'avoir une structure..

Sinon je viens de m'appercevoir que les aiguilles étaient mi-polies mi-sablées comme sur les JLC ultra thin (or rose) ou la Vacheron Patrimony traditionnelle; ça doit être la mode (ceci dit c'est beau)

---
Fabrice

PIFPAF
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13/03/13, 20:11

@ fb
 

SIHH2013 Roger Dubuis Quatuor : par-delà le tourbillon

» C'est ça d'avoir une structure..
»
» Sinon je viens de m'appercevoir que les aiguilles étaient mi-polies
» mi-sablées comme sur les JLC ultra thin (or rose) ou la Vacheron Patrimony
» traditionnelle; ça doit être la mode (ceci dit c'est beau)

Je penses qu'il y à des "trends" généraux... Mais il y aussi des tendances plus inhérentes à certains groupes, qui valident les produits marque via des comités produits groupes.

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